20e division d'infanterie (France)
20e division d'infanterie | |
![]() Insigne de la 20e division d'infanterie (1956). | |
Création | 1873 |
---|---|
Dissolution | 1964 |
Pays | ![]() |
Branche | Armée de terre |
Type | Division d'infanterie |
Rôle | Infanterie |
Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie |
Batailles | 1914 - bataille de Charleroi 1914 - bataille de Guise 1914 - Bataille de la Marne (Bataille des Deux Morins) (Bataille des Marais de Saint-Gond) 1914 - 1re bataille de l’Aisne 1914 - 1re bataille d’Artois 1915 - 2e bataille de Champagne 1916 - bataille de la Somme 1917 - 2e bataille de Verdun 1918 - 3e bataille de l'Aisne 1918 - 4e bataille de Champagne 1918 - 2de bataille de la Marne |
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La 20e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'à la guerre d'Algérie. Créée pour la première fois en 1873, elle est formée à plusieurs reprises en Bretagne.
Création et différentes dénominations
[modifier | modifier le code]- 1873 : formation de la 20e division d'infanterie
- 192? : dissoute
- 1939 : nouvelle formation de 20e division d'infanterie
- 1940 : dissolution
- 1956 : nouvelle formation de la 20e division d'infanterie
- 1963 : devient 20e division
- 1964 : dissoute
Commandants
[modifier | modifier le code]- : général de Sonis
- : général Sée
- : général Goury
- - : général Villain
- …
- : général Hervé
- : général Vosseur
- : général Gallimard
- : général de Roince
- - : général Geffrier
- …
- - : général Davignon
- - : général Zimmer
- : général Defforges
- - : général de Ferron
- - : général Lanrezac
- - : général Joppé
- Juin - : général Elie Boe
- septembre 1914 : Martial Adolphe Rogerie
- - : général Anthoine
- …
- : général Hennocque
- - : général Putois
- …
- - : général Blondin
- …
- 1939 - 1940 : général Corbé
- 1956 - 1957 : général Simon[1]
- 1957 - 1958 : général de Pouilly[2]
- 1962 : général Le Masson[3]
De 1873 à 1914
[modifier | modifier le code]Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Composition
[modifier | modifier le code]- 2e régiment d’infanterie d’ à
- 25e régiment d’infanterie d’ à
- 47e régiment d’infanterie d’ à
- 136e régiment d’infanterie d’ à
- un bataillon du 29e régiment d’infanterie territoriale d'août à
Historique
[modifier | modifier le code]- Mobilisée dans la 10e région
1914
[modifier | modifier le code]- 5 - : transport par V.F. dans la région Attigny, Le Chesne : stationnement et couverture sur la Meuse, vers Sedan.
- 13 - : mouvement, par Vendresse et Rocroi, vers la Sambre, atteinte à l’est de Charleroi.
- 22 et , engagée dans la bataille de Charleroi : combats dans la région de Wagnée.
- 6 – : engagée dans la 1re bataille de la Marne ; du 6 au 10, bataille des Deux Morins et bataille des Marais de Saint-Gond : combats vers Sézanne, le Thoult-Trosnay, Corfélix et Bannay. À partir du 10, poursuite par Bergères-lès-Vertus et Épernay en direction de Sillery.
- 13 – : engagée dans la 1re bataille de l’Aisne : combats dans la région du fort de la Pompelle ; le , occupation du fort de la Pompelle ; stabilisation du front.
- 18 – : retrait du front ; mouvement vers le nord-ouest de Reims. Engagée à nouveau, les 19 et (combats aux Cavaliers de Courcy). Puis retrait du front et mouvement vers la région de Muizon.
- – : mouvement vers Verberie. À partir du , transport par V.F. dans la région d’Amiens, puis mouvement par le nord.
- 2 – : engagé dans la 1re bataille d’Artois : combats vers Neuville-Vitasse, Mercatel et Beaurains.
- – : occupation d’un secteur vers Agny et Blangy, étendu à gauche, le , jusque vers la Maison-Blanche :
- 22 - , attaques allemandes sur Arras.
- , attaque française sur Saint-Laurent-Blangy.
- , front réduit, à gauche, jusqu’à Saint-Laurent-Blangy. À partir du , mouvement de rocade vers le nord et occupation d’un nouveau secteur vers Ecurie et Roclincourt :
- - , violents combats.
- , front étendu, à gauche, jusqu’au Labyrinthe.
1915
[modifier | modifier le code]- – : retrait du front ; repos vers Amiens. À partir du , transport par V.F. dans la région de Revigny.
- – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur de la Houyette et l’Aisne, réduit à gauche, du 14 au , jusqu’à la route de Binarville.
- : éléments engagés dans la 2e bataille de Champagne, devant Servon-Melzicourt.
1916
[modifier | modifier le code]- – : retrait du front vers Sainte-Menehould et à partir du , transport par V.F. dans la région de Saint-Omer-en-Chaussée ; repos et instruction au camp de Crèvecœur-le-Grand.
- 12 – : mouvement vers Grivesnes ; repos.
- – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur entre le nord de Maucourt et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes, étendu à droite, le , jusqu’au sud de Maucourt. Engagée, à la fin d’août, dans la bataille de la Somme : les 4, 5 et , attaques françaises ; prise de Chilly.
- 12 – : retrait du front et repos vers Maignelay.
- – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers le sud de Pressoire et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes.
1917
[modifier | modifier le code]- – : retrait du front et mouvement vers Ailly-sur-Noye, puis, à partir du , vers Crèvecœur-le-Grand ; instruction au camp.
- – : occupation vers Beuvraignes et le sud d’Armancourt, réduit à gauche, le , jusque vers Popincourt. À partir du , poursuite des troupes allemandes à la suite de leur repli sur la ligne Hindenburg : prise de Margny-aux-Cerises (), de Dury (), de Tugny () et d’Happencourt ().
- – : retrait du front ; mouvement, par Breteuil et Meaux, vers Athis, puis vers le front.
- – : occupation d’un secteur vers le mont Cornillet et la ferme des Marquises : , attaque sur le mont Cornillet, puis progression dans le bois de la Grille (bataille des Monts).
- – : retrait du front ; repos à l’ouest de Châlons-sur-Marne.
- – : transport par camions dans la région de Verdun ; travaux.
- – : occupation d’un secteur vers la côte du Poivre et Louvemont : préparatifs d’offensive.
- 8 – : retrait du front; repos et instruction dans la région de Verdun.
- : éléments engagés dans la 2e bataille Offensive de Verdun, vers la côte 344.
- – : occupation d’un secteur vers Samogneux et la côte de Talou : , 2 et , attaques allemandes repoussées.
- – : retrait du front ; repos vers Vanault-les-Dames.
- – : transport dans la région de Verdun, puis occupation d’un secteur vers les Éparges et Haudiomont.
1918
[modifier | modifier le code]- – : retrait du front, mouvement vers Sommedieue ; travaux. À partir du , occupation d’un secteur vers Bezonvaux et le bois le Chaume, étendu à gauche, le , jusque vers Beaumont-en-Verdunois : , combat au bois des Caurières.
- 23 – : retrait du front, mouvement vers Tannois ; repos.
- – : transport par V.F. ; au fur et à mesure de leur débarquement, les unités de la D.I. sont engagées dans la 3e bataille de l'Aisne, au nord, puis au sud de Jaulgonne. Organisation du terrain vers Mézy et Tréloup.
- – : transport par camions dans la région de Dammartin-en-Goële (repos), puis le , dans la celle d'Orbais-l'Abbaye : travaux de 2e position au sud de Dormans.
- – : mouvement vers le front. Engagée dans la 4e bataille de Champagne, puis, à partir du , dans la 2e bataille de la Marne : défense du front Saint-Agnan, La Chapelle-Monthodon, Comblizy, Nesle-le-Repons ; contre-attaques sur le plateau de la Bourdonnerie. À partir du , passage de la Marne et progression au nord.
- : franchissement de l’Ardre entre Savigny-sur-Ardres et Courville.
- : la Vesle est atteinte. Puis organisation d’un secteur sur la rive gauche de cette rivière, vers Breuil-sur-Vesle et Magneux.
- – 1er novembre : retrait du front, mouvement vers Igny-le-Jard ; repos.
- : transport par V.F. à Corcieux ; à partir du , occupation d’un secteur vers la Fave et la Chapelotte.
- 5 - , retrait du front et repos dans la vallée de la Meurthe. À partir du , occupation d’un secteur vers la Fave et le Rabodeau.
- 1er - : retrait du front et mouvement vers Bruyères ; repos. À partir du , mouvement par étapes vers Corcieux, Arches et Thaon ; préparatifs d’offensive.
Rattachements
[modifier | modifier le code]Affectation organique : 10e corps d’armée, d’ à
- 13 – .
- 2e armée :
- –
- –
- 20 –
- –
- 3e armée :
- –
- –
- 4e armée :
- –
- 5e armée :
- –
- 12 –
- –
- 6e armée :
- –
- –
- 8 –
- 7e armée :
- –
- 9e armée :
- 9 –
- 6 –
- 17 –
- 5 –
- –
- –
- 8 –
- –
- 10 –
L’entre-deux-guerres
[modifier | modifier le code]Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Drôle de guerre
[modifier | modifier le code]Le la 20e DI, sous les ordres du général Corbe, est rattachée au 42e corps d'armée de forteresse qui est intégré à la 3e armée.
En cas d'intervention au Luxembourg, le groupe de reconnaissance de division d'infanterie de la 20e DI, le 31e GRDI, doit entrer dans ce pays en renforcement de la 3e division légère de cavalerie et de la 1re brigade de spahis pour y mener une action retardatrice[4].
Composition
[modifier | modifier le code]En mai 1940, la 20e division d'infanterie se compose de :
- 2e régiment d'infanterie
- 47e régiment d'infanterie
- 115e régiment d'infanterie
- 7e régiment d'artillerie divisionnaire
- 207e régiment d'artillerie lourde divisionnaire
- 31e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
- et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)
Après 1945
[modifier | modifier le code]La 20e division d'infanterie est recréée le en 3e région militaire (Bretagne)[5], avec quartier général à Saint-Malo, dans le cadre du plan Valmy (par appel au contingent et rappel des classes libérées). Ses militaires viennent également de Normandie, de Vendée et du Poitou[6].
Elle arrive débarque à Alger début juin 1956 et va rejoindre la région de Palestro-Bouira et le Sud-Algérois (PC à Médéa)[6]. Elle participe aux opérations françaises menées après l'embuscade de Palestro[7].
Elle participe aux opérations dans la zone d'Orléansville, à l'ouest d'Alger[6]. Elle fait partie de la division militaire d'Alger (devenue corps d'armée d'Alger en 1958 puis 23e corps en 1962)[8].
Elle est dissoute le et recréée le lendemain par renommage du 23e corps[6]. Elle comprend alors trois brigades : 31e brigade à Aïn Taya, 32e brigade à Blida et 33e brigade à Miliana. La 52e brigade (à Ouargla, précédemment subordonnée à la 26e division) lui est rattachée du au . La 20e division est finalement dissoute le [8].
Insigne
[modifier | modifier le code]Premier insigne
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Le premier insigne de la division, réalisé en métal en 1939-1940 par l'entreprise Moret, présente un ovale (dont la couleur varie suivant le corps de troupe) à l'écu aux armes de Rennes (« palé d’argent et de sable de six pièces, au chef d’argent chargé de cinq mouchetures d’hermine de sable »), chargé d'une hermine passante[9].
Second insigne
[modifier | modifier le code]Après sa nouvelle formation en 1956, le général Simon commandant la division propose un nouvel insigne en septembre. Homologué G.1311, il est fabriqué en métal par Drago Paris et en tissu. Il présente une tête de licorne (peut-être une référence aux armoiries de Saint-Lô) encadrée par deux mouchetures d'hermine (symboles de la Bretagne)[6].
Le chef, portant l'inscription 20e DI, disparait quand la division est renommée 20e division en 1963[6].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « NOMINATIONS ET AFFECTATIONS D'OFFICIERS GÉNÉRAUX », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « • Le général Gambiez, inspecteur de l'infanterie • Le général de Pouilly nommé à Oran • Le général de Bollardière affecté en Allemagne », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « LE GÉNÉRAL LE MASSON NOMMÉ COMMANDANT DE LA 20e DIVISION EN ALGÉRIE », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean-Yves Mary, La Bataille des trois frontières : mai-juin 1940, Bayeux, Heimdal, , 471 p. (ISBN 978-2-84048-331-1), p. 144.
- ↑ Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense, « Le général Simon commandant la 20e DI. », sur imagesdefense.gouv.fr (consulté le )
- Jacques Sicard, « Les grandes unités d'AFN et leurs insignes, 1954-1962 », Militaria Magazine, no 182, , p. 30-38
- ↑ « Plusieurs opérations sont menées à bien en Kabylie et dans le Constantinois », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- Thierry Sarmant, Philippe Schillinger et Michel Hardy, Inventaire de la série H, sous-série 1 H1091-4881 : Algérie 1945-1967, t. I : Introduction générale, Château de Vincennes, Service historique de l'Armée de terre, (ISBN 2-86323-129-4, ISSN 1269-7397, lire en ligne), p. 40, 46 & 105-107
- ↑ Jacques Sicard, « Les insignes des grandes unités françaises en 1939-40 », Militaria Magazine, no 53, , p. 47-51
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Sources et bibliographie
[modifier | modifier le code]- Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Impr. nationale, 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (BNF 41052951) :
- AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).
- Service historique de l'Armée de terre, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Troyes, Imprimerie « la Renaissance », , 691 p. (lire en ligne), (BNF 35127448).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- La 20° DI dans la bataille de l'Aisne (1917).
- « Photographies de la 20e DI », sur imagesdefense.gouv.fr (consulté le ).